mercredi, juin 8

Dans l'air du temps...

Je n’arrive pas à dormir … ce soir encore. Peut être le stress des exams qui arrive, cette fin de semestre qui pourtant ne s’est pas si mal déroulée que ça. J’y pense, ça me préoccupe mais pas outre mesure parce que je connais plus ou moins tout ce que je dois savoir, dès que j’ai le temps j’attaque les révisions sérieusement. Mais ce n’est pas ce à quoi je pense. Ce n’est pas ça qui fait que j’ai cet état d’esprit que j’ai eu si souvent auparavant, qu’il me serait impossible de décrire car des mots ne suffisent pas, ce sont plus des sensations. Ce genre de choses que vous sentez mais qui restent dans le domaine de la sensation …

Deux nuits avec elle … retrouver ces gestes, ces besoins, ce bien être, cette plénitude. Etre dans les bras de quelqu’un le soir pour s’endormir et se dire que le lendemain la personne sera toujours là quand on ouvrira les yeux, que non ce n’était pas un rêve comme on peut en faire si souvent. Se dire aussi qu’on a de la chance. Il y a tellement de choses que j’aimerais dire mais qui ne se racontent pas ainsi, pas ici, pas comme ça … et pourtant ce n’est rien de choquant.
Deux nuits tranquilles dans les bras d’une personne qu’on apprécie de plus en plus, chez qui on s’étonne de trouver ceci ou cela. Pas besoin d’aller plus loin, de vouloir plus. Remarquer que tout n’est pas forcément intéressé. On évolue tous.

Repenser aussi à tout ce qu’il peut se passer en ce moment. Toutes ces choses qui occupent une vie. Loin de moi l’idée de dire qu’elle est morne et dénuée de remous ces temps ci, le contraire bat son plein. Après tout peut être que je suis dépassée par tous ces évènements ?! Peut être est ce simplement ça …


Ce n’est encore pas cette nuit que je m’endormirais de suite. Je réfléchis à qui j’ai été, ce que j’ai pu faire auparavant, comment j’ai pu réagir, ce que je suis maintenant, comment et en quel sens j’ai évolué. C’est marrant ce regard qui change sur notre vie au fur et à mesure que l’on avance, que l’on passe ces étapes, que l’on apprend aussi bien sur soi que sur ce(ux) qui nous entoure(nt). C’est dans ce genre de moments que je rigole quand je lis ou entends des « tu comprendras plus tard », ces mêmes mots que j’ai su et sais encore dire parfois … et pourquoi serait ce la personne qui se fourvoierait et pas nous ? Pourquoi sa vision plus tard deviendra « la bonne » ? Parce qu’on est trop orgueilleux pour se dire qu’on est déjà à un stade d’évolution de pensées trop haut à ce niveau là pour pouvoir se tromper ?
Enfin tout ça me fait doucement sourire …


Bon, et si on allait chantonner gaiement dans un champ de fleurs l’air de rien ?